Trois gilets jaunes ont été placés en garde à vue à Angoulême, suite à l’ouverture d’une enquête à la demande du Parquet. Ils sont soupçonnés d’avoir participé à la mise en scène d’une décapitation de Macron à l’occasion d’une manifestation organisée le 21 décembre et dûment déclarée en préfecture. Ils sont accusés de « provocation publique à la commission d’un crime » et « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique ». La préfète du département des Charentes qui a été la première (…)
Association pour une Philosophie Nomade
Articles les plus récents
-
Ils ont perdu la tête...
30 décembre 2018, par Alain Brossat -
Chroniques de guerre
29 décembre 2018, par Luca SalzaOn doit mettre le gilet jaune quand il y a un danger. Quand on pose une roue sur le bord d’une route. Quand il y a un accident. Le néolibéralisme est une urgence continue. Dans le néolibéralisme, beaucoup de gens ne peuvent pas ne pas mettre ce gilet jaune. Ils doivent le porter tous les jours. Quand ils livrent des repas tout prêts dans les rues de la ville. Quand ils portent des colis, des paquets. Quand ils travaillent sur un chantier. Mais également quand on fait des queues (…)
-
La meute populaire : du mépris à l’extermination
26 décembre 2018, par Cédric CagnatDans la seconde moitié du XIXe siècle, le bourgeois philistin subissait les foudres des génies littéraires du moment. Flaubert demeure sans doute la figure la plus représentative de cet antagonisme : sa fureur contre la bêtise bourgeoise, qui se retrouve aussi bien dans sa correspondance que dans ses œuvres – la figure d’Homais dans Madame Bovary, le Dictionnaire des idées reçues et Bouvard et Pécuchet – avait quelque chose d’obsessionnel. Mais cette condamnation, chez Flaubert comme chez (…)
-
Condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir offert un gilet jaune pour Noël à son fils !
24 décembre 2018, par Alain BrossatCette année, soucieux le coller au plus près à l’esprit du temps, notre site a décidé de remplacer le traditionnel conte de Noël par un fake news.
Le voici.
A Christophe Castaner (de boeuf)
Un boucher de Pouldreuzic (Finistère) a été condamné ce lundi 24 décembre en comparution immédiate par le tribunal de Quimper à une peine de six mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pour avoir offert un gilet jaune à son fils en guise de cadeau de Noël. Les faits : le vendredi 21 décembre, (…) -
Le cinéaste et le philosophe
20 décembre 2018, par Alain Brossat, Jean-Gabriel PériotJean-Gabriel Périot, Alain Brossat, Ce que peut le cinéma. Conversations, La Découverte, 2018.
Propos recueillis à la librairie Texture, le 14 septembre 2018.
Les belles rencontres, ça n’existe pas seulement dans les films. Jean-Gabriel Périot, le réalisateur du décisif Une jeunesse allemande (2015), se « rend compte qu’Alain existe » par le biais d’un texte, alors qu’il travaille sur 200 000 fantômes (2007), son court métrage sur Hiroshima. Un peu plus d’une décennie auparavant, en (…) -
Les pêcheurs de lumière
17 décembre 2018, par Julian BejkoEn Albanie aussi, en ce moment-même, des étudiants des facultés publiques à Tirana – mais aussi dans d’autres villes – expriment leur indignation contre les castes élitistes et l’infertilité du modèle économique.
Depuis des jours l’écran de la Télé étatique avait la mine troublante et la tonalité de l’angoisse. Après un demi siècle d’obscurité les gens regardaient des choses fort interdites et dangereuses – des étudiants dans une grande manifestation. Avec la soif pour la lumière, les (…) -
La passion de l’égalité
13 décembre 2018, par Alexandre CostanzoDans une formule fameuse, Spinoza disait : « Nous ne savons pas ce que peut un corps ». Si cette formule a été longuement commentée, si, dans une filiation passant notamment par Nietzsche, elle se rattache par ailleurs à la pensée de Gilles Deleuze, je voudrais ici essayer de la confronter à l’œuvre de Jacques Rancière. « Nous ne savons pas ce que peut un corps » écrivait Spinoza, nous ne savons donc pas grand-chose mais je dirais que nous savons au moins qu’il « peut ». Et c’est de (…)
-
L’électroménager
11 décembre 2018, par Alain Brossatune farce en appartement et en un acte
L’aspirateur (gueulant, du fond du placard) : Alors, ça y est ? Elle a décollé, la patronne ? Ah, je sais pas ce qu’elle avait, ce matin, mais il lui en a fallu, du temps, pour se remuer... Le frigo (ricanant) : Oh, pas étonnant, vu ce qu’elle s’est enfilé hier soir... Eh, la télé, la télé – tu m’entends ? Qu’est-ce qu’y disent sur les manifs d’hier ? Les gilets jaunes ont pris l’Elysée ? L’ont pendu, l’autre ? La télé (dans un soupir) : Tu parles... (…) -
La philosophie postcoloniale dans le roman Terxhuman d’Idlir Azizi
9 décembre 2018, par Adem FerizajEn puisant dans la pensée postcoloniale, auparavant absente de la littérature albanaise, Idlir Azizi, avec son roman Terxhuman, publié en 2010, a créé un nouveau genre.
L’insurrection de 1997 en Albanie et la guerre de libération du Kosovo sont les seuls événements de l’espace albanais à avoir fait simultanément la une de trois grands journaux occidentaux dans les années 1990, à savoir le New York Times, Le Monde et le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cela n’est que peu surprenant, (…) -
Parution - L’art comme jeu, de François Zourabichvili
7 décembre 2018Vient de paraître : L’art comme jeu de François Zourabichvili, dans la toute nouvelle collection « Archive » du Collège international de philosophie, aux Presses universitaires de Paris Nanterre.
Il s’agit de la transcription d’un cours inédit que François Zourabichvili a professé en 2005-2006 à l’université Paul-Valéry de Montpellier juste avant son décès, dans lequel il présentait à ses étudiant.e.s son esthétique du jeu, qui reste à ce jour inachevée et fort peu connue.
Le texte a (…)
Ici et ailleurs