« C’était une de ces nuits heureuses où l’on aime écouter, à travers l’obscurité des champs, la voix lointaine et heureuse du Noir qui va faire l’amour » Carson Mc Cullers, La Ballade du café triste
1- La vie, c’est comme une glace en cornet : coloré, appétissant, abondant au début, de plus en plus décevant, de moins en moins ragoûtant au fur et à mesure que ça commence à couler par tous les bouts et qu’on s’en fout partout. On se dit, avant d’enfourner le dernier morceau de cornet sans (…)
Association pour une Philosophie Nomade
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La grande santé nietzschéenne (les chiottes au fond du jardin)
17 juillet 2023, par Clairette Dedy -
L’époque du comédien (4/4)
12 juillet 2023, par Alain BrossatGeneral della Rovere ou l’imposture sublime
Mais voici que s’assombrit le paysage de l’imposture, au fil de ses déplacements dans l’espace et le temps. General della Rovere est un bref roman écrit par l’écrivain italien Indro Montanelli, aussitôt adapté à l’écran par Roberto Rossellini – l’un et l’autre sont sortis en 1959. Gênes, 1943. L’Italie du Nord est sous le talon de fer de la mal nommée République sociale, elle-même soumise aux nazis – l’armée allemande occupe cette partie du pays. (…) -
En avant vers le grand remplacement (et que ça saute !)
8 juillet 2023, par Charlène Burek« On se défait d’une névrose, on ne guérit pas de soi » Jean-Paul Sartre, Les mots
1- Le Bon Coin : Echange 450 000 petits Blancs teigneux abonnés à CNEWS contre nombre équivalent de Subsahariens affables et désireux de voir du pays.
2- Avez-vous déjà été piqué par un moustique tigre ? Si oui, avant qu’il ne vous attaque, l’avez-vous entendu feuler ?
3- Vous rappelez-vous quand le type qui présentait la météo à la télé s’appelait Tête-de-balai (Broomhead) ? ... Est-ce à dire que la (…) -
L’époque du comédien (3/4)
3 juillet 2023, par Alain BrossatFigures d’imposteurs
Il s’agira, dans cette partie, de s’atteler à falsifier des notions telles que celle d’imposture et d’usurpation, principalement, de les déstabiliser, d’en rendre le sens et les usages incertains. Ce sont des notions qui, dans les usages courants, supposent l’existence de lignes de partage claires et distinctes entre le vrai et le faux : l’imposture, c’est une action visant à tromper, cultiver l’apparence en vue de se faire passer pour ce qu’on n’est pas, ceci en (…) -
Le conatus de Simon
2 juillet 2023, par Tchat DjipitiLe fameux « persévérer dans son être » de Spinoza, on ne l’a pas vraiment compris tant que l’on n’a pas observé la vie exténuée et vacillante et qui s’acharne jusqu’à son dernier souffle. Armand Bichette
La question décisive aujourd’hui : non plus "La politique est-elle encore possible ?" ; ni "Comment faire de la politique ?", mais : "Peut-il encore exister, pour nous, des segments de vie exempts de toute politique ?" Cléopâtro Maxius Ce matin, (…) -
Origines et mutations de la xénophobie d’État : sur le cas français
28 juin 2023, par Olivier Le Cour Grandmaison« Accueil » : un beau vocable, assurément... Aujourd’hui galvaudé parce que presque toujours employé en étant mis au service d’orientations publiques qui, contrairement aux affirmations de leurs promoteurs, sont fondées sur l’inhospitalité car elles sont destinées à trier, à refouler et à décourager les étranger-e-s visés.
La mythologie nationale-républicaine et l’exceptionnalisme cocardier reposent, entre autres, sur cette croyance : la Révolution et la Déclaration des droits de l’homme (…) -
L’époque du comédien (2/4)
26 juin 2023, par Alain BrossatDiderot, le comédien et la société du spectacle
Le premier des paradoxes, ce n’est pas celui du comédien qui n’est vraiment grand qu’à jouer froidement et « d’imitation » plutôt que « de nature » ; ce n’est pas le fait que le grand comédien soit « un spectateur froid et tranquille » de la comédie ou de la tragédie humaine plutôt qu’une nature sensible et un tempérament vif prompt à vivre intensément le rôle qu’il interprète. Le premier des paradoxes, c’est assurément que le monde lui-même (…) -
J’emmerde ta race, Protagoras !
24 juin 2023, par Garance Lourson« L’homme est la mesure de toute chose »
1- Les morts perdent vraiment tout : quand ils claquent, leurs proches sont sommés de restituer leur Carte Vitale, sans même que l’on songe à leur remettre, à l’attention du défunt ou de la défunte, une carte mortale destinée à les accompagner au long de leur interminable voyage dans l’Au-delà.
2- On ne pense bien qu’au prix du déplacement – il faut sans cesse travailler à se décentrer et s’excentrer, à s’exiler, même. La pensée piétine et se (…) -
L’époque du comédien (1/4)
20 juin 2023, par Alain BrossatDes réflexions intéressantes peuvent surgir de l’apparition d’un point d’intersection entre des auteurs ou des textes dont on sera porté à considérer qu’ils n’ont rien en commun, qu’aucune commune mesure ne saurait les rapprocher l’un de l’autre. Ces rencontres se produisent le plus souvent au hasard de lectures à l’occasion desquelles vont s’imposer des rapprochements inopinés. C’est là l’un des avantages qu’il y a à lire plusieurs livres en même temps, à conduire de front plusieurs (…)
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Podcast - Y a-t-il un fond et une forme dans une oeuvre cinématographique ?
15 juin 2023Le Rayon Décalé, entretien avec Alain Brossat
Ici et ailleurs