Vendredi 1° Mars 1935 Aujourd’hui, premier jour de la rédaction de ce journal, peu d’événements marquants. Une interrogation en récitation et le soir la composition trimestrielle de littérature : sujet sur La Bruyère. Je ne sais trop ce que j’ai fait. Quelques vers pour Elle m’auraient plus tenté. Le soir, grande discussion de 3/4 d’heure à propos de la vente des billets de Loterie. Résultats : 0. Aucune entente. (Incipit du Journal de Clément)
Clément est amoureux
Gérard Renouf, in (…)
Association pour une Philosophie Nomade
Articles les plus récents
-
Clément est amoureux - préface
20 août 2020, par Alain Brossat -
Autour de Nos défaites - Conversation
6 août 2020, par Adam Pašek, Alain Brossat, Alain Naze, Cédric Cagnat, Joachim Dupuis, Orgest Azizaj, Philippe RoyQue nous reste-t-il de forces pour affronter le chaos du présent ? Nos défaites dresse un portrait de nos rapports à la politique par un jeu de réinterprétation par des lycéens, d’extraits issus du cinéma post-68, associé à des interviews de ces jeunes acteurs. Comment appréhendent-ils le monde dans lequel ils grandissent et surtout, auraient-ils envie de le changer, de le détruire ou d’en construire un nouveau ?
-
In extremis - ou : la qualité de l’instant au cinéma
1er août 2020, par Alain BrossatPour Huang Kuan Min
La méditation du temps est la tâche préliminaire à toute métaphysique, soutient Gaston Bachelard dans L’Intuition de l’instant. Dans la mesure même où la question du temps obsède toute la production cinématographique, on pourrait dire qu’elle est le biais par lequel le cinéma communique avec la métaphysique. La "méditation du temps" est immergée dans les films, elle s’y déploie à l’état pratique, non pas sous la forme de concepts mais par le biais des images, du langage (…) -
Un film des tiranas
29 juillet 2020, par Julian BejkoJe ne me souviens pas très bien de l’année, mais je suis né sur une terre déclarée zone rouge foncée, où les pensées et les mouvements n’étaient possibles que par des laisser-passer comme à l’époque féodale, surtout quand il s’agissait de s’évader à Tirana.
-
Un antre. Manifeste pour un art débile
23 juillet 2020« Je pense que la question de l’art est généralement très mal posée. L’art on s’en fout. L’art n’a aucune importance. La seule chose qui compte c’est le devenir-artiste des gens. »
Alain Brossat -
Confession et génocide en Orient ?
15 juillet 2020, par Mehmet AydinA la mémoire de HRANT DİNK
Après la défaite du régime nazi, l’heure est venue de comprendre la grande catastrophe occidentale. Karl Jaspers à Heidelberg, hostile au nazisme, était interdit d’enseignement. Il n’émigra pas ni ne participa à la résistance intérieure. Mais il vécut sous la menace d’une arrestation. Après la capitulation de l’Allemagne, il reprend sa place à l’Université de Heidelberg, qui est en zone d’occupation américaine, et y donne un cours intitulé « La situation morale (…) -
Rien ne va plus
13 juillet 2020, par Julian BejkoEn même temps que l’ancien régime proclamait sa dictature perpétuelle en 1946, l’appareil de propagande instaurait le mythe de la cuillère d’or avec la promesse d’un futur doré. Bien-sûr, les gens ont besoin de croire en quelque chose, ils ont besoin d’un espoir, d’engagement et de sacrifices pour le bien commun et personnel. Ils ont besoin aussi de résultats empiriques car l’homme ne se nourrit pas seulement avec des espoirs et il peut se désillusionner assez vite – même l’admirateur le (…)
-
Finir ses jours
11 juillet 2020, par Claude-François ZardyFinir ses jours en EHPAD y crever du Covid ou autre chose Finir ses jours à Menton à faire le compte des vagues Finir ses jours à l’HP en parlant à ses doigts Finir ses jours dans un bled oublié au fin fond de la Lozère Finir ses jours à l’ombre ayant occis un flic qui ne l’aurait pas volé Finir ses jours sous le Tropique et s’y emmerder royalement Finir ses jours à poil addict à la roulette Finir ses jours dans un boxon cinq étoiles à Macau Finir ses jours au comptoir du bar-tabac de la rue (…)
-
En hommage à Maurice Rajsfus – citations
28 juin 2020Le chagrin et la colère, Paris, Le Cherche Midi éditeur, 2005
« La raison plutôt que la haine. La Libération venue, il ne pouvait être question de tuer les cent mille flics français qui avaient dégusté de bon appétit le pain des nazis – de 1940 à 1944. Un par un, cela aurait pris du temps et puis, les situations aidant, le phénomène de la génération spontanée nous met constamment en danger face à cette prolifération flicarde, source de tant de maux à travers les âges. Ce ne sont pas tant (…) -
Pour Maurice Rajsfus
28 juin 2020, par Alain BrossatMaurice, c’est vraiment le dernier des Justes, très précisément parce qu’il était allergique à la mémoire instrumentale et faussaire de l’Etat d’Israël, très précisément parce qu’il n’avait jamais cessé de pratiquer de la manière la plus active son différend avec le sionisme en général, l’establishment sioniste français en particulier. Maurice n’était pas un journaliste, comme on a pu le lire dans la nécro que lui a consacrée Le Monde (qui ne chroniquait pas souvent ses bouquins, de son (…)
Ici et ailleurs